Étant passionné de cet art qu’est le rock, nous avons eu l’opportunité d’entrer en contact avec Denis Meyer, auteur du livre « Hard Rock Anthology 1968-1980 » suite sa publication sur notre blog. Denis nous a chaleureusement accordé l’opportunité de réaliser notre première interview musicale. C’est donc avec curiosité et honneur que nous vous proposons de découvrir une de nos références cognitives. Pour ceux qui ne connaissent pas cet ouvrage, celui-ci nous a permis de découvrir de nombreux groupes obscurs qui méritaient une meilleure reconnaissance. Sans cet ouvrage, ce blog n’existerait probablement pas.
Bonjour Denis Meyer, merci de nous accorder cette interview.
R.A : D’où est née votre passion pour ce genre musical ?
D.M : Tout d’abord un grand merci à vous pour cette entrée en matière et pour me laisser quelques instants la plume (la souris). Cette passion remonte à mon plus jeune âge. Le premier disque que j’ai acheté, date d’octobre 1970. J’avais 13 ans. En faisant des courses avec mes parents (qui écoutaient beaucoup de musique classique et d’opéras) à quelques kilomètres de chez moi, j’avais repéré une pochette de disque qui m’intriguait : l’esthétique de la front cover, la photo des zicos back. Quelques jours plus tard, un soir, en bicyclette (il faisait froid) je suis allé l’acheter pour 27,90 Francs et en rentrant j’ai reçu un sacré savon de mon père (il -RIP- s’est « racheté » en 1990 en construisant en tant que maître d’œuvre, le Galaxie, plus belle salle de spectacle de France, 15000 places et tous les grands groupes y passent, y compris le seul Sonicsphère français en Juillet 2011 avec Metallica, Slayer, Megadeath, Anthrax, Slipknot et des dizaines d’autres). Ce disque tant convoité c’était le 1er album de Cactus. La claque quand je l’ai posé sur le tourne-disque familial et que les haut-parleurs ont craché les watts, ça ne m’a jamais lâché. Petite anecdote, le 27 octobre 2004, vers 2 heures du mat’, j’étais dans une chambre d’hôtel avec Carmine Appice (batteur de Cactus) et il me demandait des conseils sur le montage du DVD qu’il était en train de produire (concert de Vanilla Fudge, reformée) et le lendemain soir dans le cadre d’une mini-tournée de Travers-Appice que je produisais, j’ai évoqué avec lui la reformation de Cactus en présence du futur producteur de Cactus V (Randy Pratt). Y ai-je contribué ? Je me fais plaisir à mon ego de le penser, une boucle est bouclée.
Après cet achat tout s’est enchaîné très vite, les premiers concerts à cette époque : Led Zep, Deep Purple, The Who, Pink Floyd, tombé dans la marmite. Tout mon argent de poche, celui des petits boulots, des emplois de vacances y est passé. Autour de moi, mes amis achetaient les groupes dit connus et moi les obscurs. J’en possède aujourd’hui quelques 17.000 en Lps, Cds.
R.A : Pourquoi avoir réalisé ce livre ?
D.M : Ça a commencé à germer en 1984. Mon meilleur ami, Richard « Dick » Russel, anglais d’origine (il a été batteur d’un groupe de rock dans son lycée londonien et plusieurs fois avait fait des opening acts pour Stray), vivait à Nancy où je l’ai rencontré en 1975 quand j’y faisais mes études. Ça s’est passé dans un magasin de musique qui venait d’ouvrir et qui existe toujours, Punk Records, avec Francis, d’une érudition incroyable, heureux propriétaire d’une caverne d’Ali-Baba vinylique. Dick collectionnait la même musique et on faisait depuis 1980 une émission de radio (d’abord pirate, puis libre). Les gens nous téléphonaient pour avoir les références des oldies obscurs que l’on passait et on s’est dit que l’on allait tout mettre sur papier. C’est le début. Malheureusement, Dick a choisi l’ascenseur pour le Paradis de façon prématuré et j’ai en sa mémoire accéléré le processus du projet.
R.A : Comment se sont déroulés la rédaction et la publication de cet ouvrage ?
D.M : D’abord dans le deuil de mon pote, un grand vide. Puis je m’y suis mis à deux doigts sur une vieille machine à écrire. Entre les disques que j’avais alors et ceux que je cherchais et listais sur des fiches, j’avais toute la matière première. Les photos des pochettes des albums que j’avais accumulées, posées sur le sol et photographiées une à une (j’ai d’ailleurs ensuite fait celle du fabuleux livre de mes amis Bernard Gueffier et Francis Grosse : La discographie du rock français, 2ème édition). Quand Hard Rock Anthology a été fini j’y ai aussi rajouté pleins de photos rares de groupes inconnus que j’avais glané toutes ces années dans des magazines français et surtout étrangers car je voyageais pas mal et avais des correspondants un peu partout dans le monde (bien avant Facebook). Un jour dans un nouveau mensuel dédié au hard et heavy metal, Enfer Magazine, figurait une annonce recherchant des personnes pour rédiger un livre sur les années ‘70. Le mien était fini, je l’ai proposé, ils l’ont pris, édité. Ils n’ont pas voulu mettre les photos des groupes (problème de copyright) et ont choisi les photos de couv’, Page et Blackmore (moi j’aurais préféré Frank Marino et Randy California, moins vendeur d’après eux). Ça s’est vite gâté car quelques mois après la sortie du livre en 1985, le magazine a sombré et disparu. J’ai réussi à récupérer une partie du stock restant, en le remettant en circuit par des contacts à l’étranger. Ce qui m’a permis ensuite de démarrer dans la production.
On trouve encore le livre sur le site : www.brennus-music.com
R.A : Ce livre vous a-t-il ouvert des portes ?
D.M : Énormément de portes. Cela a été le premier livre sur le thème. Dans tous les milieux, des rencontres merveilleuses et des échanges longs et riches (David Paramor, compositeur-bassiste du fabuleux Head Machine « Orgasm », Pat Tavers, Joe Bonamassa, Dave Abbruzese de Pearl Jam, Stevie Salas, TM Stevens, Tony Franklin, Zegut, Philippe Manoeuvre et plein d’autres), des appels téléphoniques nocturnes car un grand animateur radio américain de musique’70s, Mitch Kapka parlait de moi aux groupes qu’il interviewait (JD Blackfoot, Granicus, Foghat). Une crédibilité, une entrée en matière, une reconnaissance. Lorsque j’ai commencé à produire, en 1990 j’allais chaque année au Midem de Cannes et de nombreux directeurs artistiques de labels du monde entier connaissaient le livre ou lorsque je leur en donnais un, l’appréciaient.
La semaine dernière j’ai fait une interview pour un mensuel brésilien, aujourd’hui c’est vous, je retrouve mon ouvrage promu sur des sites, référencé dans des livres qui réactualisent, complètent et amplifient. Je n’ai jamais voulu le refaire, cela m’a été souvent demandé mais j’ai tendance à toujours avancer et me diversifier, je m’ennuie vite. D’autres successeurs s’en sont chargés.
À l’arrivée du cd, des labels se sont créés en Allemagne, aux States, en Angleterre et ont réédité tous ces disques rares qui avaient pris de la valeur (offre et demande) en grande partie grâce/à cause du livre. Certains m’ont contacté pour les pochettes.
Et des fans, des centaines de fans dans des bourses aux disques, des conventions, des concerts. Difficile d’évaluer tout cela car tout s’est enchaîné dans une logique qui m’est propre et qui me porte et m’emmène dans des directions que je n’ai pas toujours prévues : une soirée avec Noël Redding, une interview de Rob Halford dans une pizzeria, une mini-tournée avec Ange, la teuf avec Molly Hatchet, une soirée délire avec Ted Nugent en 1975, une cuite avec les musiciens de .... et pleins d’autres moments magiques avec ces acteurs qui ont fait et alimenté notre passion.
D’amateur occasionnel à collectionneur, de bassiste d‘un groupe psyché-prog-hard en 1973-1975, à animateur radio, puis journaliste, auteur de livre, organisateur des premières bourses aux disques en France en 1984, producteur de musique (disques et concerts), le processus continue et s’arrêtera à mon dernier souffle.
R.A : Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel ?
D.M : Je ne vis pas de la musique, c’est une passion à chaque étape. Je me mets au service d’elle là où je peux , là où l’on me demande. Car hors l’argent (je suis président-fondateur bénévole d’une association qui fonctionne comme un collectif d’artistes), c’est des milliers de sensations intimes et agréables à chaque nouvelle expérience et c’est là ma rétribution.
En fait je suis psychologue clinicien de métier et je travaille depuis 30 ans en psychiatrie, c’est un univers complexe, dur et passionnant à la fois, moins sournois qu’on ne le pense si l’on compare avec le show-bizzzz. Je fais aussi de l’enseignement et depuis deux-trois ans des conférences en France et à l’étranger sur les thèmes des violences structurelles et des restrictions des libertés individuelles en psychiatrie.
R.A : À votre actif, quels sont les groupes que vous avez produits ?
D.M : Je dois en être au vingtième album produit et plus d’une cinquantaine de projets inaboutis ou avortés. J’ai élargi ma culture musicale car en production je travaille sur des coups de cœurs humains en dirigeant une association dédiée. Cela a été le plus souvent du rock, mais aussi du jazz, du blues, de la chanson française. Je m’y implique dès le début et participe à chaque étape du processus de création à la réalisation finale, puis à la promo et au management de scène. Pour les amateurs de mon livre et en droite ligne de la musique qui y est défendue, j’ai produit Johnny Fuzzy Kruz & the Mind Explosions volume 1 et 2, des jams band psyché-hard-bluesy avec pleins de guitaristes sur le 1 et pleins de chanteurs et de grattes sur le 2. Puis pendant deux ans de 1991 à 1993, le groupe de Hard franco-allemand Lady Blush (le chanteur Andy Kuntz officie dans Vanden Plas), un must qui a failli être signé sur Universal c’est dire la qualité de ses musiciens et des compos (un titre n°3 dans les charts rock allemands), White Line, blues rock pour bikers, Starczan Brothers, trois frères de 17 et 18 ans, du blues rock hendrixien-vaughnien ENORME, le guitariste Eric a ensuite accompagné Tony Coleman (batteur de BB King) pendant trois ans, il est toujours très actif et mérite le détour (le « Joe Bonamassa » français comme je le surnomme).
R.A : En gardez-vous de bons souvenirs ?
D.M : Un max de bons souvenirs, de moments intenses et uniques. La plupart dans les caves de répètes, quand le riff tombe, quand le refrain plombe, quand ensemble on sait qu’on a fait un gros truc. Des petits clubs enfumés à l’ambiance diabolique, à la première partie stressante devant 8000 spectateurs, opening pour ZZ Top. Des déceptions aussi, de grosses déceptions, des frustrations, des galères, des plantages financiers, des arnaques subies, des erreurs d’appréciation, des manques d’anticipation. Toute la palette des émotions au final mais toujours l’envie de recommencer, d’apprendre et d’aller plus loin.
R.A : Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
D.M : Je me suis calmé dans l’activité musicale : j’ai épousé en seconde noce une femme écrivain et je voyage beaucoup avec elle à l’étranger. Là aussi des rencontres magiques (le poète syrio-libanais Adonis - le cinéaste et écrivain Fernando Arrabal - Jack Hirshmann, membre de la Beat Generation, prof de poésie française à San Francisco et Los Angelès, qui a eu comme élève Jim Morrisson et Bob Dylan - une rencontre fortuite mais très enrichissante dernièrement avec Taslima Nasreen).
J’ai levé le pied aussi à cause de la crise mondiale dans l’industrie du disque. Car avant que les majors souffrent, ce sont les petits labels indépendants qui morflent, leur trésorerie n’est pas la même et un disque à un coût, les musiciens sont salariés et essaient d’en vivre.
Dans l’actualité, je viens de produire le come-back du groupe punk-rock français Charge 69 « résistance électrique ». En tant qu’exécutif, j’ai travaillé sur la réédition de l’album Symphonic Slam II directement avec Timo Laine (conception nouvelle pochette, remastering, choix des bonus) qui vient de sortir chez Musea Records, je démarche aussi en Europe pour Timo sur du nouveau matériel en droite ligne avec le concept Symphonic Slam. Les premiers titres déjà produits sont similaires voire parfois supérieurs à l’album de 1977. Projet de 4ème album avec un groupe atypique Alifair que je produits depuis le début. Et comme le virus est familial, j’aide mon jeune frère qui produit son épouse Natalie Janz (de père canadien). Elle a fait un premier album avec Chris Spedding, le nouveau est dirigé artistiquement par Stevie Salas, est fait à Los Angelès avec des musiciens au CV rutilant (batteur de Billy Idol, bassiste de Sheryl Crow, arrangeur de Rush etc..) C’est rock, moderne, entraînant, Natalie compose et chante et si la chance lui sourit…
R.A : Que pensez-vous de l’évolution du Rock ?
D.M : Je ne peux que me réjouir de tous ces groupes qui perdurent (en Europe, en Allemagne proche), tous ces come-back, ces reissues mais aussi de toute cette jeune génération qui en Scandinavie, UK, USA, Amérique du Sud, en Asie bref dans tous ces pays du monde qui enfantent des groupes géniaux qui se revendiquent de Captain Beyond, Leafhound, Hendrix. Internet les met en relief dans le monde entier, en temps réel et ça c’est génial.
R.A : À votre avis, comment pourrait-on retrouver la créativité musicale des années 60/70 ?
D.M : Cette créativité se retrouve déjà dans pleins de jeunes groupes (Preacher Stone, the Muggs, Black Stone Cherry, Bluesball, Steepwater Band, Gugun Power, Rose Hill Drive, Switchfoot pour les plus récents que j’ai découvert). Dès que je vais me balader sur CDBaby, Grooveyard Records, sur Myspace je n’arrête pas de découvrir de nouveaux artistes inspirés des ‘70s, ils savent bien jouer, sont créatifs et ça sonne. La curiosité m’a toujours animé et aujourd’hui c’est le net (il n’y a plus de bons disquaires, les magazines font de la promo trop souvent..) qui est ma source d’informations quasi-exclusive.
R.A : Cela vous semble-t-il possible de nos jours ?
D.M : Il y a des cycles dans la musique. Pour ce grand générique que l’on peut encore appeler la pop music, les crossover sont incroyablement surmultipliés par ce marché mondialisé. Crossover de styles, crossover d’époque, du roots aux technologies qui évoluent. Les jeunes musiciens qui découvrent les racines et s‘en inspirent, un public qui suit. Le cercle n’est pas vertueux, d’ailleurs si le rock l’était, ce ne serait plus le rock. La fonction sociale en particulier pour les jeunes à son importance au-delà des enjeux économiques. Mon épouse vient de Timisoara, berceau de la révolution roumaine. Celle-ci s’est en partie faite au son de l’hymne rock du groupe Phoenix (celui de Roumanie, fondé en 1962 et qui existe toujours). Un exemple. Il y en a plein d’autres. La jeunesse a besoin de ce lien indispensable qu’est la musique, elle se répartit en tribus stylistiques, en chapelles (la mystique y compte beaucoup, d’ailleurs les gens disent que mon livre est une bible) et communie. Les dissensions existent certes mais restent anecdotiques voire médiatiques et affaire de marketing (Beatles VS Stones, mods VS rockers, LA vs SF, punk VS prog, grunge VS aor, rap VS rock).
R.A : L’industrie musicale étant actuellement en crise, que pensez-vous des nouveaux supports numériques émergents et du téléchargement en général ?
D.M : L’argent ne sera plus le curseur qui déterminera les carrières. J’affirme pour en avoir rencontré de très nombreux, que quantité de groupes décrits dans mon livre n’ont que très rarement touché le pactole, la plupart n’ont jamais rien eu. En tant que producteur, je travaille essentiellement maintenant avec des musiciens qui s’éclatent mais qui ne compte plus sur leurs créations pour en vivre. Pour parodier le psychanalyste Jacques Lacan « ça vient de surcroît ». On peut le regretter mais c’est une conséquence du download illégal, de la compression MP3, de la dématérialisation des supports. C’est un fait, il faut faire avec, informer, s’adapter. Ce serait bien pourtant de ne pas en permanence ne devoir que penser en terme de gratuité. J’en souffre dans mon activité de producteur, c’est plus dur de financer et de rentabiliser, je ne parle pas de bénéfices. Cela pénalise mon activité c’est sûr. Mais sans être un moralisateur, je pense que l’on n’est pas dans le tout ou rien. Le téléchargement légal, titre par titre d’un album qui vient de sortir n’est pas exorbitant (0,99 $) et ce qui coûte à souvent plus de valeur : on passe du cash au symbole et cela en accentue le plaisir d’écoute. Ça se mérite, c’est une initiation.
R.A : Le vinyle connaît actuellement un engouement, pensez-vous qu’il s’agit d’une véritable opportunité pour l’industrie musicale ou d’un simple effet de mode ?
D.M : Je n’y crois pas trop en terme de quantité. Cela me semble surtout réservé aux aficionados, aux collectionneurs, aux fans, aux spéculateurs parfois. Cela fait partie d’un merchandising comme les T-Shirts, les badges. Quand on a goûté au CD inusable, au fichiers numériques qui se copient en quelques secondes, qu’on s’échange, qu’on stocke sur des disques durs de la taille d’une petite boite à cigare avec une contenance de centaine de milliers de titres, on s’approche des standards fantasmatiques que l’on peux tous avoir : l’éternité, l’avidité à amasser, le souci de complétude, la compétition et la volonté de faire envie, la gratuité, la transgression.
R.A : Comment voyez vous l’industrie du disque dans dix ans ?
D.M : Différente, mais riches de diversité avec des multinationales qui ont suffisamment de catalogues éditoriaux pour survivre, recycler, générer des dividendes. Les chiffres de l’industrie du disque en France sont bien en deçà de ce que l’on imagine, environ 600 millions d’euros de chiffre d’affaires par an (tout labels, majors et indépendants confondus). C’est beaucoup quand c’est ramené à mon salaire, mais à titre de comparaison cela représente le chiffre d’affaires de deux hypermarchés Auchan en province. On tombe de haut, ébloui ou aveuglé par les grosses voitures, les bagouzes de quelques stars nationales, le prix des disques et des places de concerts.
L’autoproduction fleurira, de bons logiciels, 500 disques pressés pour 1 euro le cd et les portes de la gloire s’ouvriront un instant. Mais ce sera dans le monde, hors de son quartier et le mix fini à midi pourra être écouté partout à midi 1 minute et la vidéo filmée avec le portable à 13h sera vue sur You Tube à 13h05.
Mais suis-je bête, c’est déjà le cas. Non en fait j’en sais rien. Dans 10 ans ? Je crois que je vais appeler Bill Gates ou Mark Zuckerberg pour leur demander. S’il me réponde, promis je vous envoie un additif à l’interview.
R.A : Pour finir, une question de passionnés :
Quels seraient les dix albums que vous emmèneriez sur une île déserte ?
D.M : C’est la question classique et incontournable à la fois.
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1) ça compte pour un disque (16 GO en MP3 sur ma clé USB) : l’intégrale de mes productions, co-productions, demos, enregistrements répètes ou concerts, pour tous les souvenirs et toutes les émotions que j’en aurai, nostalgie d’une vie urbaine débridée (je suis sur une île),
02) Supaffuz « same » 1998. Découvert il y a quelques années, synthèse parfaite de toutes les sonorités rock que j’aime,
03) Frank Marino « juggernaut » 1982 ou un autre de lui
04) Jericho « same » 1972, une claque, ma joue en est toujours marquée,
05) Bloodline « same » 1994 avec Joe Bonamassa et des fils de…zicos connus
06) Cactus « same » 1970, devinez pourquoi ?
07) Max Webster « universal juveniles » 1980, le plus sophistiqué
08) Armageddon « same » 1975, jamais égalé
09) Arcadium « breathe awhile » 1969, la transe
10) Litter « emerge » 1969, Ashkan « in from the cold » 1972, Road « same »1972, Sir Lord Baltimore « kingdom come » 1972, JD Blackfoot « ultimate prophecy » 1973, Bubble Puppy « gathering of promises » 1968, Stray Dog « same » 1973, Three Man Army « two » 1974, Little Free Rock « same » 1969, Leno « same » 1979, J Geils Band « live full house » 1972, Captain Beyond « sufficiently breathless » 1973, Illusion « if it’s so » 1970, Grounhogs « hogwash » 1972, Joseph « stone age man » 1970, Good Rats « from rats to riches » 1978, Goodthunder « same » 1972, Granicus « same » 1973, Symphonic Slam « same » 1977, Granmax « kiss heaven goodbye » 1978, Mayblitz « second of may » 1971, T2 « it’s all work out in boomland » 1970, Wizard « same » 1979, Yesterday & Today « same » 1976, Paladin « charge » 1972, Toad « tomorrow blue » 1972, Pink Fairies « kings of oblivions » 1973, Hard Stuff « bulletproof » 1972, Head Machine « orgasm » 1970, Tinhouse « same » 1970, Lincoln Street Exit « drive it » 1969, Fungo Mungo « humungus » 1990 et pour finir et pas le moindre Spirit « twelve dreams of Dr Sardonicus » 1970.
Je sais, il y en a plus, je payerai les taxes de surcharge dans l’avion. C’est dur de choisir, en fait j’ai mis les disques que j’ai le plus écouté dans ma vie, ceux qui rattachés à un souvenir, une rencontre ont une valeur affective particulière et personnelle. Chacun a sa propre liste et demain qui sait elle pourrait changer, une découverte sur le web ou un band génial à produire.
Au fait, y aura t’il l’électricité et un lecteur sur l’île ? Sinon je prendrai une guitare et un piano et je composerai le meilleur disque du monde, c’est ce que me confirmeront les pingouins ou les perroquets qui m’écouteront (selon la situation géographique de l’île).

Super interview, et merci encore Denis Meyer!
RépondreSupprimerLa playlist de Meyer démontre qu'il est homme de goût. Une personne qui mentionne "Juggernaut" (énoOorme), Stray Dog, "Tomorrow Blue", Cactus, Three Man Army, Head Machine, Road, et "Charge", a toute ma considération. Respect.
RépondreSupprimerSaludos agregado a ENLACES
RépondreSupprimerhttp://enlacesaguar.blogspot.com/
pon un link gracias
En plus il est super sympa!
RépondreSupprimerCool cette itw. Cela donne envie d'écouter les inconnus de l'île à défaut de vouloir s'isoler.
RépondreSupprimerSuper Denis
RépondreSupprimerJ'ai eu le privilége de faire de la radio sur Free son avec lui pendant quelques temps je n'ai pas oublié cette période, nous sommes perdus de vue dommage.
amitiés Denis au plaisir de te revoir
jean claude et evelyne
Bonjour bravo pour ce merveilleux trésor qu'est ce site et pour ce grand monsieur qui a écrit ce livre que j'ai eu le plaisir de retrouver dans ma collection d'Enfer Magazine (j'ai fais quelques piges en photos pour ce magazine) je pense qu'il faudrait numériser tout cela ainsi que les Best, Rock'n'folk,Extra,Pop musique .....et oui j'étais un collectionneur assez boulimique mais il faut de la place. Continuer a faire vivre toute cette musique de qualité.
RépondreSupprimerOu peut on trouver l'ensemble de la production de Monsieur Denis Meyer??
Cordialement
Si vous souhaitez découvrir les productions de Denis Meyer, contacter-nous par mail et on vous mettra en relation avec l'association "La Lorraine est Hardie" de Denis Meyer pour d'éventuelles commandes.
RépondreSupprimerMerci à ceux qui ont pris le temps de me lire et pour les commentaires avisés.
RépondreSupprimerLongue vie à ce site génial défendu par des passionnés !
dmeyer57@gmail.com
j'ai croisé une fois Denis Meyer lors d'un d'un CIDISC a Austerlitz , ça fait + de 20 ans , la seule chose que j'ai su lui dire c'est "merci a jamais"
RépondreSupprimerDimanche après midi à Nancy.
RépondreSupprimerComme tous les week end, je suis allé faire le plein chez Francis, rue des Maréchaux ou rue gourmande.
Et hier, enfin une édition vinyle de Fuzzy Duck, chez Magic Mixture, avec un 45 tours en cadeau !
En cherchant le site du label MM, hop je me retrouve à lire l'interview, magique.
Je possède le livre du sieur susnommé, et le bon Francis s'échine depuis bientôt 4 ans à me trouver toute la playlist décrite ci dessus.
Si vous passez par Nancy, précipitez vous chez Punk Record. En quatre ans, et plus de 1 200 vinyls achetés, je ne l'ai collé qu'une fois ! Mais il parait que je suis le seul en France à avoir acheté ce disque il y a trente ans !
Mes écoutes du jour : Andromeda / Seven Lonely Street. Flower Travellin' Band / Anywhere. Rory Gallagher/Deuce. Taste/On the Boards. Cold Blood/Sisyphus.
Merci Monsieur Meyer.
Superbe interview, merci à tous ceux qui ont pris le temps de la réaliser.
RépondreSupprimerC'est toujours intéressant de découvrir ses collègues sous un nouveau jour. La prochaine fois qu'on se verra on ne parlera peut-être pas que psycho ; )
RépondreSupprimerAmitiés,
Florence
cooollll de se retrouver dans un hyperespace autre que professionnel.
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